Le processus de deuil

Faire son deuil ?

On entend souvent qu'il faut "faire son deuil", qu'on est en "travail de deuil" mais on ne sait pas toujours ce que cela veut vraiment dire ! 

Cette page a donc pour but de vous rassurer dans les ressentis que vous pouvez avoir, mais gardez bien à l'esprit que chacun vit son deuil de manière personnelle, ainsi, certaines étapes peuvent être rapides et même se chevaucher, et d'autres peuvent prendre des jours, des semaines voire même des mois ou des années ou encore ne jamais être franchies. De plus, parfois, nous ne nous rendons pas compte que nous franchissons telle ou telle étape, ou bien parfois longtemps après. Nous ne vous donnerons donc pas de durée que ça soit pour chaque étape ou pour le travail de deuil complet !

 Les étapes du deuil périnatal sont sensiblement les mêmes que les étapes du deuil en général, mais la prise en charge doit être spécifique. En effet, la différence notoire c'est que la mort d'un adulte est la perte du passé alors que la mort d'un bébé est la perte de l'avenir.

Il est évident que les étapes se franchiront de manières différentes, et dans une durée différente également non seulement selon la cause du deuil mais aussi, selon la personne qui le vit, et les conditions (physique et psychologique) dans lesquelles cette personne se trouvaient au moment du traumatisme.

 

1 le choc/ le déni

Cette étape correspond à la perte ou de la future perte. Le choc est une étape légitime de défense de l'esprit pour une situation qu'elle pense ne pas pouvoir gérer. La réaction est souvent la négation des faits qui se sont réellement produits. La personne en deuil pense qu'elle rêve et refuse d'accepter la situation causant cette insupportable douleur. Même les tâches simples et les décisions de bases ne peuvent pas être effectuées par une personne en état de choc.

2 la douleur et la culpabilité

La personne endeuillée se rend compte que la perte est bien réelle. C'est l'étape la plus chaotique et effrayante de douleur. Beaucoup de gens compensent avec de l'alcool et des médications.

D'intenses sentiments de culpabilité et de remords sont expérimentés en raison des mauvaises choses qui ont pu être faites qui semblent avoir conduit à cette perte irréversible. La douleur pousse parfois la personne endeuillée à se sentir coupable et se considère comme responsable de la perte.

3 la protestation/la colère

A ce stade, les parents se révoltent. Souvent, on cherche un coupable, on se blâme ou on blâme autrui. Les personnes ont tendance à s'isoler. A cette étape les parents ressentent fortement le doute, la frustration, la colère, l'agressivité, la méfiance, la culpabilité et l'isolement.

4 la dépression et la douleur / la désorganisation

Cela se manifeste par la confusion tant au niveau de ses émotions que dans ses activités courantes. C'est le moment de la prise de conscience du caractère définitif de la perte. Les sentiments présents à cette étape peuvent être l'anxiété, la peur, l'impuissance, la douleur, le désespoir, la dépression, perte de moral. Malheureusement, certaines personnes s'arrêtent à ce stade…

 

5 la reconstruction

Il s'agit de la phase test dans laquelle la personne déprimée commence à s'ouvrir à nouveau aux autres et accueille des activités afin d'échapper à la douleur. Une recherche de soutien est amorcée par la personne. Les sentiments de douleur et d'anxiété persistent, mais diminuent en intensité et en fréquence.

C'est en fait l'amorce de la dernière étape l'acceptation. Commence alors le processus de reconstruction où la personne en deuil cherche des solutions et des moyens pour sortir de sa peine.

6 l'adaptation

Dans le deuil périnatal on parle davantage d'adaptation plutôt que d'acceptation puisque les parents témoignent de leur difficulté. C'est la période où la détresse s'estompe graduellement et où la personne retrouve une certaine stabilité. La vie reprend son cours, mais la douleur de la perte n'est pas effacée, ni oubliée. Un état de paix et de sérénité s'installe chez la personne devant ce qui ne peut être changé. Cette étape n'est visible que lorsque la personne commence à se comporter normalement, et que son travail professionnel est amélioré. Elle projette une lueur d'espoir et commence à croire en elle-même.

Je vous rappelle que chaque personne est différente et vivra différemment le processus de deuil. Ces étapes ne sont donc pas rigides, les endeuillés peuvent passer de l'une à l'autre, puis revenir à une étape antérieure avant de cheminer plus loin. La durée est très variable également, d'une personne à l'autre.

Comment faire face à la souffrance ?

Perdre quelqu’un de cher ou quelque chose qui était primordiale à votre existence peut être une situation écrasante et il en résulte naturellement une grande souffrance.

Même si le processus de deuil est très subjectif, tout le monde tente de faire face au deuil à sa manière.
La compréhension de ces étapes peut vous aidera à élaborer votre chemin au travers de cette douleur émotionnelle tout en gardant à l’esprit qu’on peut en ressortir !
Il n’y a pas de bon ou mauvais moyens pour se réconcilier avec la perte, il n’y a que  votre propre façon de surmonter les sentiments de tristesse extrême.

 

Voici quelques conseils qui vous orientent vers une reprise plus saine de votre vie après une perte:

  • Prenez votre temps: Faire face à la perte exige du temps.
    La perte peut être la mort d’un être cher, une rupture amoureuse, la fin d’une union, une perte d’emploi, de stabilité financière, des accidents invalidants ou même des problèmes de santé grave comme le cancer.
    Vous pouvez avoir du mal à faire face à la perte de votre ancien mode de vie. Quelle que soit la cause de votre souffrance émotionnelle, vous devez passer par la totalité du processus de deuil pour le gérer  de façon mature.
  • Ne prenez pas de décision radicale qui puisse modifier votre vie.
    Pendant ce temps, vous êtes à un stade de grande vulnérabilité. La prise de décision qui peut influer sur votre vie entière et sur celle de ceux qui vous entourent doit impérativement être reportée jusqu’au moment où vous êtes sûr que votre peine n’a plus d’incidence sur votre décision.
  • Partagez et aidez !
    Aussi cliché que cela puisse paraître, le fait de parler de votre souffrance et des sentiments qui s’y mêlent jouent un rôle majeur dans votre rétablissement.
    Trouvez un confident ou un ami qui vous écoute, une épaule sur laquelle pleurer. Vous n’avez pas besoin d’être seul dans une telle situation. Il est normal de pleurer devant des gens. Vos amis et vos proches peuvent comprendre votre détresse.
    Il est facile de laisser le sentiment de désespoir maîtriser vos pensées et vos actions. Pour éviter cette situation recherchez la compagnie des personnes agréables. Leur énergie positive va déteindre sur vous.
  • Prenez soin de vous-même. Cela aura un impact sur votre corps et donc sur votre esprit.
    La perte d’appétit est un phénomène fréquent dans d’une période de deuil. Cependant, vous ne pouvez pas la laisser s’installer car elle va considérablement affecter votre santé.
    Prenez la décision de gérer vos émotions en vous livrant à des choses pratiques, concrètes, comme manger des aliments sains, prendre un bain chaud ou de prendre soin de vos enfants, vos animaux de compagnies. Cela peut vous paraître difficile, mais il n’y a pas d’autre moyen pour maintenir un semblant d’ordre dans votre vie. Exercez un contrôle positif de votre vie dans de multiples petites actions significatives au cours de cette période difficile.
    Lisez des livres qui font du bien, pratiquez la pensées positive, écouter de la musique qui porte vers le haut, prenez l’air, admirez la nature qui s’offre à vous, faites toutes ces petites et grandes choses qui vont vous aider à vous rafraîchir mentalement, à ramener la lumière dans votre cœur.
    Vous devez volontairement faire toutes ces activités ! Ne vous inquiétez pas, vous y arriverez en temps voulu.
  • Confiez-vous à un professionnel dans l’accompagnement psychologique. Ne restez pas seul !
    Vous pouvez également rejoindre un groupe de soutien qui vous aidera à faire face et qui sera là pour vous à travers vents et marées.
    La guérison de la douleur peut sembler être un cheminement solitaire. Mais rappelez-vous, il va y avoir des mauvais jours et d’autres pas si mauvais. L’important est de passer les moments de pics de douleurs et de bien profiter des moments de répits.
  • Dernier point mais non le moindre : Tentez de vivre chaque jour une heure à la fois. Cela va vous aider à vous adapter à votre nouvelle réalité de vie. N’accueillez en vous que les émotions naturelles, ne vous forcez pas à pleurer. De même, ne vous forcez pas à faire face à la perte ou au deuil juste parce que vous avez besoin que votre vie soit sur des rails.
    Soyez patient avec vous-même et laissez-vous soigner en douceur.

 Ce texte est largement inspiré du site de Geneviève SCHMIT

 

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